La dernière nuit fut des plus horribles. En plus du froid et de la fatigue, nous avons dormi sans chauffage, sans eau chaude pour se réchauffer après notre saucée et sans lumière. À 4000 mètres, ce n'est pas des plus plaisant. Même si l'électricité a été remise vers 3h du matin, nous avons été heureux de quitter la chambre aux premiers rayons de soleil.
Avant de monter en voiture je fais, comme à mon habitude, un petit tour du propriétaire.
Je trouve, posés sur l'abreuvoir de la cour, un couple de Porte-traîne lesbie ainsi qu'un Conirostre cendré, derrière le bâtiment, se délectant du nectar de petites fleurs jaunes que l'on trouve sur les hautes terres.
Colibri d'altitude, le Porte-traîne lesbie sera la dernière espèce de colibri que nous portons sur notre liste d'Équateur. Visible uniquement en altitude en Colombie, en Équateur et au Pérou. Grâce à ses deux longues rectrices, il surpasse le Colibri géant de 4cm... tricheur ;-) . Les deux sexes sont similaires mais les femelles sont plus tachetées sur le dessous et ont une queue plus courte. On le trouve généralement à la lisière des forêts ou des bois arbustifs, mais aussi dans des zones plus sèches et plus ouvertes. Il visite parfois les mangeoires, mais il se nourrit le plus souvent sur les arbustes en fleurs.
Aussi véloce qu'un pouillot, le Conirostre cendré se pose quelques temps sur la clôture. Espèce d'altitude il aime trainer dans les haies de jardins privés car il trouve de nombreuses fleurs pour se nourrir. Restant rarement longtemps immobile il est souvent caché dans le feuillage.
Nous quittons les lieux et partons en direction de la réserve. Pour la deuxième fois on s'arrête sur le belvédère des Condors. En face de nous, la falaise où nous avons passé plusieurs heures la veille à observer les géants des Andes. Les points de dortoir sont, ici aussi, faciles à localiser sur la roche.












Commentaires
Après une nuit comme ça, juste à la fin du séjour, je comprends que vous n'ayez qu'une envie c'est de retrouver votre maison, votre douche et votre lit ! Notre endurance a quand même des limites même si on aime l'aventure. Encore de jolie découverte comme le Percefleur noir ! Et oui je crois que pas mal de chardonnerets du nouveau monde sont en fait des tarins. Celui-ci niveau plumage se situe entre le Chardonneret jaune et le Chardonneret mineur, 2 espèces d'Amérique du nord qui sont aussi des Spinus. Je crois que tu nous as gardé les Condors pour la fin, j'ai hâte !
Bonne semaine.
Après cette nuit incontestablement dans un grand inconfort, vous avez tout de même eu le plaisir que ces jolis oiseaux viennent vous saluer avant le départ. Et en plus avec un nouveau Colibri et un nouveau Percefleur, pas mal quand même !
Bon, tu nous en parles des Condors, mais tu les montres quand dis ?
J'imagine après cette grande aventure que de retrouver votre maison bien sèche, l'eau chaude, l'électricité, un lit bien confortable, cela a dû être un grand moment de bonheur malgré tout ;-)
Merci pour ce bel article, c'est toujours un plaisir de voir des oiseaux que je ne vois pas par ici (pourquoi donc d'ailleurs ??? ;-)
Gros bisous et bonne soirée.
Hi hi, oui les condors arrivent bientôt.
Gros bisous.
Et pour nous, derrière notre écran, c'est un plaisir de découvrir toutes ces espèces rencontrées.
Le soleil réchauffe les coeurs, ses rayons éclairent et embellissent les paysages.
Le Porte-traîne lesbie est magnifique.
Les imprévus font aussi parti des voyages mais là j'avoue votre dernière nuit était rude.
Un percefleur noir pour vous accompagner le dernier jour, quel bonheur.
Encore une belle série et je ne parle même pas du Porte-traîne lesbie, colibri qui fait partie des tes oiseaux préférés si j'ai bien tout compris ;-)
Ça fait bizarre de voir des tarins, est-ce que ceux qui viennent chez nous l'hiver sont originaires de ces pays, va savoir!
Bises et bonne journée
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