La pitchoune en boite, je fais bien sûr référence à la Grallaire d'Équateur, nous nous tournons vers le petit coin aménagé pour les oiseaux au milieu des feuilles géantes, des mousses et des lichens.
Parmi les nouveaux colibris observés sur la réserve, deux espèces de percefleurs s'agitent. Ils appartiennent à la famille des Thraupidés qui comporte les callistes, les tangaras, les saltators et tersines pour ceux que nous avons déjà observés et bien d'autres. Il est très étonnant de voir qu'au sein de cette même famille, de grandes différences existent quant aux becs des oiseaux. Comparez par exemple le bec d'un percefleur, long et courbé à son extrémité à celui d'un Géospize à gros bec, conique et démesuré ou à celui du Tête-de-peluche, petit et court. Nous passons d'un extrême à l'autre.
Ce jour là, le Percefleur masqué est assez bien représenté. Une espèce que je trouvais extraordinaire sur écran avant de partir et qui me semble presque commune à la fin du séjour. Quelle erreur ! Sa beauté est inconditionnelle.
Nous découvrons sur le même site le Percefleur de Lafresnaye décrit par Boissonneau en 1840. Le Percefleur masqué étant décrit par Lafresnaye, la même année. Cherchez la blague ;-)
Ces deux espèces vivent dans les forêts montagneuses et humides et dans les zones arbustives des Andes de moyenne et haute altitude allant de 1300 mètres à 3500 pour le P. masqué et de 2700 mètres à 3700 pour le P. de Lafresnaye. Il existe donc en Équateur une bande altitudinale approximative de 200 mètres où nous pouvons potentiellement croiser ces deux espèces. La réserve de Yanacocha en fait partie.
Bien que ces deux espèces se partagent le même biotope, la forme de leur bec fait qu'il n'existe pas de compétition alimentaire, chacun possède une forme de bec adaptée à certaines fleurs. Chacun y trouve son compte.
Percefleur masqué
Percefleur de Lafresnaye
Le Percefleur de Lafresnaye est très semblable au Percefleur à flancs blancs que nous avons observé à Santa Rosa. Ce dernier occupant les lisières de forêts et zones arbustives de 1800 à 2800 mètres, il y a peu de chance de les rencontrer simultanément.
Il suffit d'observer la forme du bec, particulièrement la pointe de la mandibule supérieure ascendante et crochue, la forme de la mandibule inférieure et la direction que prend la langue pour comprendre qu'il est assez facile pour ce percefleur d'aller chercher le nectar des fleurs à la base des corolles. La facilité des abreuvoirs est une aubaine pour tout le monde.
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Commentaires
Deux petites merveilles ces Percefleurs, chacun avec leur style. Merci de nous avoir précisé la différence de forme de bec entre les deux, sinon on n'y aurait peut être pas prêté attention.
Bon week-end.
J'avais remarqué les différents becs des oiseaux. Bien évidement, ils dépendent de leur nourriture, la nature est bien faite.
Ils sont beaux tous les deux, mais quand même le Percefleur masqué avec son oeil rouge et sa couleur bleue est remarquable. J'aime bien sa petite langue sur la deuxième :)
Bon week-end, gros bisous
Bonne fin de journée, bises.
Il est étonnant de constater combien d’espèces d’oiseaux ont un bec et d’autres caractéristiques corporelles qui correspondent à leurs habitudes alimentaires.
La nature ne fait rien au hasard et à des ressources admirables.
Ces deux oiseaux sont chacun dans leur genre, de toute beauté.
Cela dit, la beauté du Percefleur masqué est incroyable !
Le second a un plumage plus neutre, mais délicat avec cette petite tache blanche.
Merci pour les explications également.
Gros bisous et bonne journée.
Après avoir ouvert tes liens sur la taille des becs des oiseaux, la comparaison est étonnante.
Les 2 oiseaux du jour ont vraiment des becs adaptés pour aller chercher le nectar, tu nous décris bien la différence.
Impressionnant l'œil rouge et la belle couleur bleue du percefleur masqué.
Bises et bonne soirée
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