La réserve écologique Antisana, première approche.

 Équateur : jour 13


Après avoir quitté la réserve biologique de Yanacocha et surtout bien mangé, nous avons roulé jusqu'à la Province de Napo. Il nous aura fallu l'après-midi puisque nous sommes revenus vers Quito pour changer de province. Deux jours à arpenter la fabuleuse Réserve écologique Antisana située dans la cordillère orientale des Andes, aux pieds de son majestueux stratovolcan l’Antisana, toujours actif.


 

 

Dans cette réserve cohabitent de grandes espèces animales comme le fameux Condor des Andes. Je terminerai d’ailleurs les publications du voyage avec eux pour clore cette aventure en beauté, même si c'est avec eux que nous avons débuté nos deux derniers jours. N'oublions pas la présence de l’Ours à lunettes, des Cerfs de Virginie, des Lamas, des Alpagas et de nombreux autres mammifères et oiseaux qui peuvent croiser notre chemin, même si on ne les cherche pas. 

La réserve très contrôlée d'accès pour la préservation de la faune et la flore du plateau andin n'ouvre ses portes qu'à 7h30. Il s'agit en effet de l’un des sites sauvages les plus emblématiques de l’Equateur. En avance, nous devons donc patienter. 

 Ce matin avec le levé du soleil nous avons une vue parfaite sur le volcan et ses neiges éternelles. Le stratovolcan Antisana est le 4ème plus haut volcan d’Équateur. Culminant à 5753m d’altitude, il a la réputation d’être l’un des sommets les plus difficiles du pays à ascensionner. Sa situation sur la cordillère orientale et très proche de l’Amazonie fait que le lieu est très exposé aux changements climatiques brutaux. Son sommet est d’ailleurs souvent dans les nuages.


 

Une fois à l'intérieur, les plateaux andins composés de végétation rase de Chuquiraga (plantes buissonnantes des Andes) s'ouvrent devant nous et s'étirent à perte de vue. Les chevaux sauvages, les lamas et l'ambiance désertique nous transportent dans un cadre enchanteur.

 






 
Au milieu de ces hautes herbes se fait entendre un chant. Ressemblant plus à celui d'un Alaudidae, il s'agit du Pipit du paramo. Difficile à localiser il faudra attendre que ce dernier se déplace de petites branches en petites branches.


 
On le rencontre dans les prairies d'altitude et les terres agricoles de l'Ouest du Venezuela au Nord de l'Argentine. Il se trouve à une altitude comprise entre 2 500 et 4 500 mètres.  D'où son nom de Pipit du paramo.



 
Sur un piquet un passereau me nargue. Un Gaucho à bec noir  joue avec mes nerfs en passant de piquet en piquet. C'est non sans mal que je lui tire enfin le portrait. 


 
Largement répandu dans les Andes et localement à des altitudes plus basses, il préfère les habitats ouverts et semi-ouverts, des pentes rocheuses et broussailleuses aux tourbières et aux rives des lacs.  Il est souvent observé sur des perchoirs proéminents tout en sachant être discret. Il peut aussi voler sur de longues distances, j'en ai subi les conséquences ;-)

 
 
Au milieu de notre marche lente et lourde pour ne pas subir les effets de l'altitude sur notre organisme, une petite tourbière semble être le seul point d'eau de ces plaines gigantesques. L'occasion d'y observer ses occupants.
 

 
* * *


Article suivant                                                 Article précédent
 
 


Commentaires

Pascale MD a dit…
Coucou Nath,
A présent, l'environnement est totalement différent.
Quel régal de voir ces animaux sauvages au milieu de nulle part. Juste sur le photo 6, les poteaux transportant l'électricité j'imagine, font assez insolite.
J'imagine bien a cette altitude que votre pas n'est pas leste et léger ;-)
Bien qu'ils n'aient pas été forcément très coopératifs, tu as tout de même réussi de chouettes portraits de ces petits oiseaux.
Le Gaucho à bec noir semble avoir l'iris de ses yeux très clair, je vais aller voir cela...
Merci pour ces nouvelles belles découvertes.
Gros bisous et bonne journée.
Septsup a dit…
première approche et déjà de jolies rencontres... gros bisous
Françoise a dit…
Bonsoir Nathalie,
Un cadre enchanteur, ah oui, tu l'as dit, déjà en photo, c'est beau alors en réalité qu'est-ce que ce doit être !
Je découvre le Pipit du paramo et le Gaucho à bec noir, deux très beaux oiseaux.
Oui, à cette altitude, une marche lente s'impose.
Bonne soirée, Nathalie. Merci pour ces très belles photos.
Philippe Bullot a dit…
Bonsoir Nathalie.
Tes photos de la Réserve donnent envie d'en voir davantage.
Tes petites sentinelles sont de toute beauté !
Cindy43 a dit…
Ca change de paysage, ça m'a l'air tout aussi passionnant!
Bonne soirée
marine D a dit…
Tu fais de si beaux voyages pour rencontrer la nature, les chevaux, et les oiseaux surtout qui nous enchantent et nous font rêver ! La cordillère des Andes comme j'aimerais la découvrir !
Merci Nathalie
Marco Luijken a dit…
Hello Nathalie,
Great pictures. Wonderful with the wild horses in that big area. The bird on picture 14 and 15 is so nice.
Beautiful camouflage colors among the vegetation. I love it.

Many greetings,
Marco
Coucou Pascale.
En fait si tu regardes bien, et je crois que sur la panoramique en grand écran on le voit mieux, il s'agit de piquet de clôture électrique. Pourquoi ? Aucune idée. Protéger les oiseaux ? Éviter que les mammifères ne s‘embourbent ?
Merci pour les photos.
Gros bisous et bonne soirée.
Rhodesia a dit…
Salut Nathalie, Un fabuleux ensemble de photos. Les volcans sont spectaculaires. Nous avons visité Goma au Congo en 1953. La ville en compte de nombreux qui brillent la nuit. Nyiragongo est à seulement 10 km de la ville. Une énorme éruption en 2002 a causé de nombreux morts et de nombreux dégâts. Bisous mon ami, Diane
Martine a dit…
Bonjour Nath,
Des paysages qui suscitent beaucoup d'émotions. C'est d'une grande beauté. On se sent tout petit. :)
Il est rigolo ce petit oiseau perché sur ses petites échasses.
Merci Nath.
Gros bisous
:)
Katia a dit…
Coucou Nath,
Que ces paysages sont beaux ! J'aime beaucoup ces étendues à perte de vue, c'est grandiose !
De jolies rencontres pour commencer la journée.
Le panorama est superbe.
Quelle était la température ?
Bonne journée et gros bisous
Coucou Katia.
Je ne sais pas quelle température il faisait mais bonnet, gants et polaire étaient nécessaires même si la sensation de chaud en marchant se faisait ressentir. En fin d'après midi on s'est bien caillés ça je m'en souviens 😁.
J'aurai bien piqué l'épaisse moumoute des alpagas 😜.
Gros bisous et bonne journée.
Bonjour Nathalie, un environnement bien différent et qui me plaît davantage.. les couleurs particulières du paysage mais aussi le grand espace de liberté sont un apaisement total. Je pense que pour la luminosité c'est beaucoup mieux pour les photos même s'il faut chercher davantage pour trouver les petits oiseaux mais les mammifères sont bien là ! vivement la suite, bise.
Flodarom a dit…
Bonjour Nath,
Pratiquement pas de forêts dans cet article, ces plaines à perte de vue contrastent avec ce que tu nous as montré jusqu'à présent.
Ici encore tu as fait de belles rencontres animalières, je ne me souviens pas d'avoir vu des chevaux ou des alpagas.
Ce volcan avec ces neiges éternelles est très beau.
Le froid et le vent doivent être bien vifs à cette altitude.
Bises et bonne journée
Régine a dit…
Coucou Nath,
Très belle entrée en matière, j'adore ces paysages ponctués ça et là de quelques chevaux ou lamas. Bien vu pour 2 passereaux, les clichés sont très réussi même si ne sont pas des gros plans !
Bises
Roy Norris a dit…
Salut Nath.
C'est pour vous un véritable dépaysement. Assez intéressant avec les plaines sauvages ouvertes.
Bisous