Deuxième lek du Coq-de-roche péruvien


 Notre point de chute pour ce soir se fera à la Réserve de Maquipucuna. Mais en quittant Amagusa, nous faisons une halte dans un petit coin de forêt caché au milieu de nulle part où une plateforme a été brillamment installée et intégrée sur le flanc de montagne.


C'est bien sûr vers un lek du Coq-de-roche péruvien que nous nous dirigeons. Si vous avez manqué le premier article sur le lek ou si vous voulez en savoir plus sur ce mot "magique" dirigez-vous vers cet article.

Au bout d'une petite heure après le départ de la réserve Amagusa nous quittons l’asphalte pour bifurquer à gauche sur les pistes au milieu de la forêt. Arrivés sur une colline et une fois garés, la propriétaire de la réserve nous rejoint. 

Ni une ni deux et sans se faire prier nous la suivons bon pied bon œil d'abord au milieu d'un petit verger puis à travers la forêt.



C'est derrière cette frontière naturelle de feuillages denses que se cachent les Coqs-de-roche péruviens. Abriter un lek n'est pas chose aisée. Il faut déjà identifier le lieu et les individus, faire en sorte qu'ils ne quittent pas le site, dans l'idéal construire des abris sans provoquer la fuite du groupe et enfin protéger le site et l'entretenir pour ne pas que la végétation l'envahisse. Les propriétaires qui ont pu atteindre cet objectif ultime représentent pour nous le meilleur qui puisse exister sur terre.

Moi qui essaie à chaque fois de photographier l'environnement dans lequel on se situe, voilà que derrière notre filet, excitée comme une gamine devant des cadeaux j'oublie tout. Excitée, impatiente mais toujours discrète et en silence, ceci est obligatoire.

Alors pour vous donner une idée de ce à quoi ressemble notre côté du filet, vous pouvez cliquer sur ce lien. Il s'agit d'une photo visible depuis maps, certes pas forcément comme j'aurai aimé la faire mais nous étions là.

Derrière nos filets nous scrutons le feuillage. Notre coq a au moins l'avantage de se détacher du vert de la végétation, ouf ! Une tache rouge et c'est lui, ou plutôt eux. Ce lek abrite une quinzaine d'individus qui repartent pour 1h à 1h30 de parade de fin de journée. Je rappelle que le Coq-de-roche péruvien parade tôt le matin et tard le soir. 

Coq-de-roche péruvien
Rupicola peruvianus - Andean Cock-of-the-rock
sous-espèce
sanguinolentus




Chacun se surveille avec un œil attentif. C'est à celui qui sera le plus beau, qui dansera le mieux et qui séduira ces dames.






Moment intime des Coqs-de-roche derrière la végétation

^^ j'ai bien dis derrière la végétation !


* * * 

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Commentaires

Philippe Bullot a dit…
Bonsoir Nathalie. Il faut un bon objectif et de la lumière pour ne rien rater !
Bonjour Philippe.
L'objectif ne fait pas tout, c'est surtout le boîtier. En micro 4/3 JC n'a rien pu sortir, le capteur est bcp trop petit. Je le pousse à changer..... Mais j'ai du mal😉.
Quant à la lumière, il n'y en a pas sous la canopée.
Bonne fin de journée.
flodarom a dit…
Bonsoir Nath,
Avec tes photos de paysages, on comprend mieux l'environnement dans lequel vous vous trouvez.
Il y a de quoi se perdre dans cette forêt, elle est tellement dense !
Je comprends pourquoi il vous faut un accompagnateur pour arriver à ce fameux "lek".
Cet affût est sommaire mais idéalement placé, facile à imaginer ton excitation;-)
Incroyable cette couleur rouge pour ce coq de roche, d'abord très loin, puis de plus en plus près.
Je t'imagine bien quand tu as visionné la dernière photo hihihi
Merci pour cette belle découverte et en regardant l'avant dernière photo, je situe mieux son bec, de face, il est trop beau;-)
Bonne soirée, bises
Pascale MD a dit…
Coucou Nath,
Guide indispensable dans ce genre d'endroit, faute de quoi, c'est au risque de ne jamais en ressortir ;-)
J'ai bien évidemment cliqué sur le lien d'affût et je trouve que le principe de ce filet est pas mal du tout. Il semble parfaitement efficace et une fois repliés, certainement moins encombrant que ceux que j'utilise.
En te lisant, j'imagine ton état d'excitation et d'impatience, je te visualise très très bien.
Au moins avec ce magnifique Coq de roche, s'il est là, il est difficile de la rater, on le voit de très très loin.
Jolie série en approche zoom jusqu'à le voir dans de superbe détails.
Merci pour ce moment de partage intense ;-)
Gros bisous et bonne journée.
Coucou Pascale.
Oui les affûts des leks sont très bien faits. Malheureusement je regrette de ne pas avoir photographié celui-ci. En fait il s'agit de construire comme un chemin de ronde sur une vingtaine de mètres à flanc de falaise. Ensuite avec du bois, des toiles et de la bâche tout camoufler. Ce lek était notamment très large dans la forêt et on pouvait se déplacer et se mettre en hauteur pour voir largement sur tous les côtés. D'où toute la difficulté de l'installer discrètement.
Ah ce sont de merveilleux souvenirs, presque plus intenses qu'en Afrique ou en mer de Tasman avec les otaries à fourrure.
De rien pour le partage et merci 😌.
Gros bisous et bonne journée
Bonjour Martine.
Comme le souligne Pascale sans guide on ne ressort pas. En fait on ne risque pas non plus d'y aller parfois.
La sous-espèce équatorienne est l'une des plus rouges des 4 ssp. C'est le plus beau après le Coq-de-roche orange n'en déplaise à Pierre notre guide 🤣.
Son bec est finalement tout petit !
Bonne journée Martine.
Bises
Septsup a dit…
vraiment un étrange animal... gros bisous
Cindy43 a dit…
C'est tout un art et un métier pour faire ces photos, je perd patience au bout de 10 min hihi, je n'aurai pas pu être photographe
Très bel oiseau!
Roy Norris a dit…
Bonjour chère Nathalie.
Couleurs incroyables sur cet oiseau.
Tout d'abord, je me suis demandé où était sa facture.
Bisous
Ah en effet, 10 minutes ne sert pas à grand chose ni là li ailleurs 😉.
Bon dimanche Cindy
Philippe a dit…
Bonjour Nathalie, quel moment intense vécu !! je suis allé voir aussi sur le lien ce fameux filet.. quand l'oiseau approche, je pense qu'il est très visible vu ses couleurs attrayantes. Bravo pour toute cette nouvelle série de photos et du moment vécu que vous partagez avec nous. Belle semaine, bise.
Son bec n'est pas très visible lorsqu'il ne l'ouvre pas finalement.
Bises Roy
Bonjour Philippe.
On le voit arriver de loin en effet, c'est une chance.
Merci Philippe et bonne semaine. Bises
The lek of the Cock-of-the-Rock is one of the most astounding phenomena I have witnessed in all my years of birding, and I suspect that it was for you too, Nathalie. It's a memory you will never forget, aided of course by your many pictures. Gros bisous - David
Régine a dit…
Coucou Nath,
Merci de nous faire rêver avec ces rencontres incroyables. Vous avez su trouver les bonnes personnes pour vous guider dans les bons endroits et ramener le meilleur de la faune de cette forêt ! On comprend que le milieu est compliqué pour prendre les photos, entre la végétation et le manque de lumière ! Mais quel bonheur de voir ces Coqs-de-roche péruvien dans leur intimité !
Bises
Moments like these are unforgettable. And that second lek was truly grandiose.
Good day David
Coucou Régine.
C'est un plus dans le budget mais c'est tellement nécessaire par endroits et c'est apporter un peu de soutient financier à ces personnes locales qui ont souvent changé radicalement de vie.
Bises et bonne journée dans votre nouveau chez vous 👍🏻.
Katia a dit…
Tout d'abord, merci aux propriétaires des lieux de faire profiter aux passionnés la vision de cet étrange oiseau.
C'est sûr qu'avec sa couleur, on ne peut pas le rater :)
Il est vraiment magnifique et spécial !
Bravo pour tes superbes photos, c'est un plaisir de les découvrir ;)
C'est un sacré boulot de titan de mettre tout ça en place. Merci à eux oui et à toi pour mes photos Katia.
Gros bisous.
Anonyme a dit…
Quelle allure incroyable !