Il est 17h40 quand nous prenons la dernière photo avec vue sur la bourgade de Magadi. Nous avons toujours à l'esprit de trouver ce camp fantôme pour y passer la nuit. Après avoir grimper quelques mètres en 4x4 d'une piste bien caillouteuse (et les cailloux ça glisse sous les roues) nous traversons un plateau d'une centaine de mètres à peine pour retrouver une vue des plus incroyables. Cela nous a tout de même pris 10 minutes.
La vue y est extraordinaire. La forte teneur en sel de ce lac lui donne sa couleur rosée. Magadi signifie "soude" en swahili. Le paysage lunaire des lieux mélangé aux teintes rosées confère au site un charme tout particulier. Mais il faut du courage pour y arriver et du temps pour en profiter.
La tombée de la nuit et les épais nuages de fin de journée nous offrent, après cet après-midi mouvementé, de superbes tableaux d'un autre monde. Nous avons bien sûr les yeux qui brillent mais qui fatiguent également. La luminosité baisse très très vite et toujours pas de camp pour dormir.
Cependant, chaque chose en son temps. Le site est superbe, extra, tout ce que vous voulez, il n'y a aucun doute là-dessus et dès demain matin nous y serons. Mais ce qui nous chagrine surtout à cet instant c'est de trouver cette satanée route !!! Enfin route ....
Nous nous trouvons d'abord devant une piste aménagée le long de la conduite d'eau froide qui nous permettra de traverser le lac. Pour y accéder, une belle descente avec cailloux... pppfff cailloux ? Que dis-je ! Je recommence. Pour y accéder, une belle descente avec pierres et rochers nous attend une nouvelle fois.
17h52. Il est difficile de faire demi-tour, mais.... une fois de l'autre côté, la route, elle sera où ? Devant nous, à part une montagne, je ne vois pas grand chose et je commence à perdre patience devant ma carte en papier. Nous n'avons aucun signal GPS et la zone est plus que blanche comme on dit chez nous. Impossible d'échanger quoique ce soit avec notre nièce à Nairobi.
Plus on s'approche et moins on trouve de route.... Mais pourquoi ??? En revanche les Flamants nains, eux, on les voit et ils sont là ! "Surtout attendez nous les gars, demain matin on remet ça et on ne fait pas tout ça pour rien ! Alors gaffe à vous". Parler à ces flamants me détend un peu. Fatigue, énervement et maintenant stress, ça commence à faire beaucoup. Il est 18h05 pour cette photo de flamants et nous ne savons toujours passer de l'autre côté... Au pire, on dort avec eux ! ^^ Ce sera la dernière photo de la soirée.
"Escalader la montagne" qu'il disait à Magadi. Et bien oui, quelle escalade le bougre.
Sur une photo agrandie j'ai placé la "piste" à la façon du petit poucet. Au pied de ce truc, on pense à tout sauf aux photos. Dans son élément mais un peu angoissé malgré tout, JC passe en 4x4 (nous sommes la plus part du temps en 4x2), il verrouille la position vitesse courte (H), on s'accroche, on prie (enfin JE prie et surtout ferme les yeux) et l'ascension débute doucement.
Finalement ce petit Pajéro est un bijou d'escalade. Tel un gecko collé au plafond, les roues grimpent rochers après rochers, avec parfois 80cm de haut. Il nous aura quand même fallu une demi-heure pour arriver au sommet à la fois heureux... et désespérés.
Un camp là-dedans ? Non, non, non. IM-PO-SSIBLE !!! Un nouveau plateau nous accueille, une immense steppe entourée de montagnes et c'est le plat le plus total.
Et ce p'tit bonhomme à mobylette, vous en souvenez-vous ?
Je vous avait dit qu'il était la clé de la soirée. En parfait "masaï moderne" il connait le camp, sait donc où il se trouve et nous y amènera. Mais quelle histoire... À suivre ;-)









Commentaires
quelle épopée stressante de ne pas savoir si vous allez trouver un campement ...mais il y a une lueur d'espoir avec cet homme en mobylette ...
bonne journée
Bises Nath
Les "non" pistes, de rochers sont angoissantes pour le véhicule et pour nous.
Tu ne parles pas des moustiques, mais je suppose qu'il devait y en avoir beaucoup ?
J'aime tes "anecdotes", je me remémore mes galères où à l'époque, il n'y avait ni GPS, ni téléphone portable, un jour, peut-être, je te raconterais :-)
Ce lac salé est superbe avec cette couleur rose. C'est un dépaysement total.
Bonne journée, bises
(je pleure de rage d'apprendre que Trump a de nouveau autorisé les trophées des éléphants !)
Oui oui, il me semblait bien l'avoir vu ce petit bonhomme sur la dernière photo.
Roooo le périple, le stress, la fatigue...
La piste sur la dernière et ton tracé de l'autre côté, j'avoue que ce n'est pas "triste", mais quand on est là hein.
Vous sachant revenu, j'avoue que c'est un brin amusant de découvrir tout ce que vous avez du affronter, parfois sans trop en rire de votre côté, sur le moment.
En tous cas les paysages sont splendides et vous serez revenus avec des tas de souvenirs.
Merci de ces partages.
Gros bisous et bonne journée
Merci pour vos magnifiques photos et j'aime bien le filigrane de JC il ne gache en rien la photo. Et surement une bonne idée contre le vol.
Je suis impatiente de voir où vous allez dormir.... mais il faudra attendre.
Et comme tu dis quelle histoire! lol
Bonne fin de semaine et bisous tout plein
chatou
Pas un seul moustique à cette endroit. L'endroit est invivable pour eux, l'eau est très alcaline et chaude. Des sources d'eau très chaudes, 50° existent à l'Ouest du lac et l'alimentent.
Tu me raconteras avec les photos ;-)
Tu pleures de rage et moi je voudrai lui faire bouffer ses couilles !
Hihi, oui il y a des souvenirs qui nous ont plus marqués que d'autres ;-)
Bisous
bonne soirée , biz
Malheureusement, j'ai pas de photos. Lors de mon voyage en Afrique, je n'avais pas d'appareil. J'étais jeune et pauvre, on partait à l'aventure avec peu d'argent, on faisait le taxi pour remplir le porte monnaie ;)
Bisous
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