Équateur jour 6
Puisque notre dernier Coq-de-roche péruvien, qui a eu certes la gentillesse de poser devant nous, préfère en quelques sortes dormir plutôt que de profiter de nos appareils photos, nous nous résignons à quitter les lieux. Enchantés par le spectacle auquel nous avons assisté, nous sommes également pressés de poser nos valises sur la prochaine destination. La réserve de Maquipucuna... surtout après l'annonce que nous fait Pierre dans la voiture.
Lorsque nous arrivons sur les lieux la nuit est là depuis un bon moment. L'équipe nous attend pour diner, puis après les consignes de Pierre pour un départ de bonne heure le lendemain matin, nous partons nous coucher. Qui dit forêt de nuages, dit humidité, chaleur et concert d'amphibiens. La rivière Umachaca longe la réserve avec un débit assez important, sur son passage l'eau rencontre de beaux rochers. Autant dire que durant la nuit, cette forêt semble euphorique.
La réserve de Maquipucuna est la forêt vierge la plus proche de Quito. Depuis plus de trente ans, Maquipucuna est la réserve phare au cœur du fameux corridor andin du Chocó, elle est consacrée à la recherche et à la protection de l'un des cinq principaux points chauds de la biodiversité mondiale, y compris des espèces menacées telles que l'ours des Andes (ou ours à lunettes). Elle est un moteur de la conservation en Équateur continental. Couvrant 6 000 hectares, la réserve de Maquipucuna est le fruit du travail de toute une vie.
Avant le petit déjeuner prévu à 7h30, nous sortons découvrir pour la première fois ce monde à part où seul le chant des oiseaux et l'écho de la rivière résonnent sous la canopée, et ce toute la journée.
Cette partie de la rivière est habitée par un couple de cincle. La matinée commence bien, un adulte vient juste de se poser sous la passerelle au-dessus de la rivière où nous sommes.
Cinclus leucocephalus - White-capped Dipper
Avant de prendre le premier sentier pour s'enfoncer dans la forêt je remarque qu'une famille de Moucherolle noir occupe la maison des propriétaires. Espèce qui s'étend sur les deux continents américains, il s'agit en Équateur de la ssp Sayornis nigricans latirostris
Sayornis nigricans - Black Phoebe
Le petit-déjeuner nous attend. Sur le chemin qui nous amène vers les petites cuisines nous continuons nos rencontres, l'utile à l'agréable est toujours là en Équateur. Quand je dis agréable, je devrai dire génial. Un couple de Tersine hirondelle glane les insectes à la cime des arbres.
Tersina viridis - Swallow Tanager
Le dimorphisme est flagrant. Le mâle est d'un bleu céleste au masque noir, ventre blanc, flancs barrés de noir et la femelle est verte, ventre jaune plus clair et flancs barrés.
Par moment, la végétation nous ouvre ses fenêtres sur l'extérieur.
Mais ce qui nous intéresse vraiment dans cette réserve est un peu plus gros qu'un oiseau, voir beaucoup plus gros, plus bruyant, plus puissant mais tout aussi magnifique. La bonne nouvelle annoncée par Pierre est là, devant nous. Enfin, ils sont là, tous descendus des montagnes à l'heure où les arbres qu'ils convoitent tant sont en fruits.
Leur repère dans le temps ? Le passage de grandes colonies de perroquets qui eux aussi se nourrissent de ces fruits. C'est pour eux le top départ de leur migration vers la forêt ET pour nous le top départ de l'émerveillement.... mais patience et silence...
* * *
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Commentaires
Il est mignon ce Cincle à tête blanche, et c'est amusant, ce plumage change vraiment beaucoup sa physionomie par rapport à son cousin Cincle plongeur.
Le Moucherolle noir semble tout petit.
En effet, le dimorphisme sexuel est très marqué chez les Tersines Hirondelles. Ce sont encore de très beaux oiseaux.
C'est génial cet endroit très préservé de 6000 hectares, c'est réconfortant. En revanche les cousins des Aoûtats qui dévorent toutes les chairs, j'avoue que ça fait drôlement envie ;-(
Je crois savoir ce que nous allons pouvoir admirer de bien plus gros qu'un oiseau, et je parie qu'il a des lunettes ;-)
Merci pour ce très beau partage, cela doit te faire plaisir de te replonger dedans au fil de tes articles.
Gros bisous et bonne fin de journée.
C'est inimaginable la densité de ces forêts!
Je suis allée vérifier ce qu'était un aoûtat, j'imagine son cousin, vêtements étanches pour se protéger et humidité, j'en transpire ;-)
Ce cincle m'est totalement inconnu, j'attends la suite de ta série, je sens que je vais aimer.
Si tous les couples étaient aussi faciles à reconnaître que ces Tersines hirondelles, le dimorphisme sexuel n'aurait plus de secret pour moi;-)
Quand je lis que tu photographies des oiseaux avant même de prendre ton petit-déjeuner, je me dis qu'il y en a partout, ce beau moucherolle en est la preuve;-)
Sur la dernière photo, j'ai beau écarquiller les yeux, je ne reconnais pas l'intrus au centre, ça doit être lui qu'il va nous falloir attendre jusqu'à ton prochain article ;-)
C'est encore un beau reportage sur cette région équatoriale.
Bises et bonne soirée
Ps: Pascale m'a dit pour l'accès à mon blog , je ne sais pas quoi te dire, moi, je galère aussi, je suis obligée de passer par Microsoft Edge, sinon, je ne peux pas valider mon commentaire chez toi.
On a fait les fiers au début, des boutons qui grattent nous ? Nnnoooooon. Et trois jours après on en était couvert, et ça gratte vraiment vraiment beaucoup 🤣🤣🤣.
Ces forêts sont des joyaux de biodiversité, si Brésil pouvait prendre ce chemin maintenant.....
Et oui, ils ont bien des lunettes ces gros patapoufs, parfois bien marquées, parfois à peine. Tu vas les adorer 😉.
Merci et gros bisous.
Ce petit cincle n'est pas très répandu, trois pays seulement sont représentés. Et je crois qu'il est plus petit que notre plongeur.
Il y a en effet des oiseaux partout et il vaut mieux se tenir prêt pour chaque occasion.
Pour ton blog c'est plutôt rare chez toi, mais là je ne sais pas pourquoi ça ne voulait pas.
J'espère que la pluie n'a pas fait de dégâts chez toi. Cette nuit nous avons pris 55mm. On n'avait jamais eu ça je crois 😱.
Bises et bonne journée.
J'aime vraiment tous les oiseaux, mais j’avoue craquer pour les couleurs du Tersine hirondelle.
Qu'est-ce qu'ils sont beaux !
Superbe reportage sur la forêt et le merveilleux travail de ce couple.
Si si, j'imagine très bien la vitesse à laquelle la végétation reprend. Si tu voyais mon jardin :)
On devine sur la dernière image vos prochaines rencontres ;)
Merci pour ces récits de voyage, c'est un régal !
Bonne journée et gros bisous
C'est sure que c'est plus qu'un oiseau hihi.
Bonne journée
Ces guides pisteurs passent leurs journées à arpenter la forêt de tous ses recoins pour pouvoir nous amener plus rapidement et surtout discrètement sur chaque individu.
Monsieur oiseau doit être le plus beau, c'est lui qui possède le gène reproducteur 😁 mais rassure toi, les femelles sont aussi très jolies à nos yeux 😉.
Bises et bonne journée.
C'était bien en Argentine n'est-ce pas ?
Bises
Oui mais là-bas on parle d'une forêt entière avec des arbres de 20 à 30 m 🤪.
J'imagine ton jardin tout fou pour protéger la faune ☺️😚.
Gros bisous et bonne soirée.
Bises et bonne soirée
C'est génial cette présence d'oiseaux.
Je t'avais répondu chez moi, non, pas de dégâts, juste des petites averses orageuses.
55 mm, c'est une bonne pluie chez toi.
Bises et bonne soirée
Bonne soirée
Ce qui est génial dans ces pays là, c'est que rien qu'en s'installant dans un nouveau lieu et en allant prendre son petit déjeuner, on fait des rencontres incroyables ! Très joli ce Cincle à tête blanche, la couleur change tout. Un de mes objectifs en habitant dans le Lot est d'enfin réussir à photographier notre Cincle plongeur (j'ai déjà fait celui d'Amérique - du Nord, mais pas le nôtre). Le Moucherolle noir ça je connais, on en croise partout en Californie. Le Tersine hirondelle est super beau, que ce soit le mâle ou la femelle (si tu ne nous l'avais pas dit, on aurait cru 2 espèces différentes). Pour la prochaine rencontre, j'avais pensé à des singes ou à des paresseux (un peu fatiguée en ce moment ou pas très perspicace ou les deux), mais les autres visiteurs ont vendu la mèche, j'ai hâte de voir ces gros nounours !
Bon dimanche
Ah les singes c'est très compliqué. On aurait pu voir le singe hurleur ou le singe araignée, les deux espèces présentes dans la vallée inter andine, mais il aurait fallu rajouter des jours au circuit.
Tu trouveras le cincle sans PB, ce n'est pas si compliqué surtout quand on habite un coin propice, pas comme moi 😂😂😂.
Bises et bonne journée.
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