La sortie matinale au Milpe Santuario de Aves s’achève donc par l’arrivée de deux Toucans du Chocó, autant dire qu’elle se finit d’une très bonne façon pour nous. Le déjeuner pris, nous prenons la direction d’une autre réserve privée, nommée Punto Ornitológico Mindo, non loin de nous.
Cette réserve est née d’un "projet fou" d’un propriétaire terrien dans la vallée de Mindo. Créer un projet durable sans détruire la forêt tropicale, accueillir les touristes et passionnés de nature tout en conservant, en créant et en aménageant le meilleur refuge pour les amphibiens dans le Nord-Ouest de l’Équateur, et bien sûr pour les nombreuses espèces d'oiseaux présentes, dont certaines ne se trouvent pas facilement ailleurs. Comme souvent pour toutes les réserves privées, elles naissent grâce aux dons privés et aux seules fortunes personnelles des propriétaires.
À peine arrivés sur les lieux, le propriétaire nous amène sur un sentier au milieu de la vallée légèrement en pente. Il nous a juste dit avant de partir « La hembra está en el nido y el macho en una rama cercana al nido » …. Autant dire que le moment est idéal et qu’il ne faut pas attendre plus longtemps.
Le doigt sur la bouche pour nous faire comprendre que nous arrivons sur le site de nidification, un trio de becs crochus nous interrompt. On ne va pas non plus louper l’occasion de quelques photos tellement ces oiseaux sont imprévisibles et difficiles à photographier.
Il s’agit de trois Piones à tête noire, une espèce que nous avions vue le premier jour au jardin de San Tadeo sans pouvoir la sortir en photo. Rien n’est jamais perdu en Équateur !
À peine arrivés sur les lieux, le propriétaire nous amène sur un sentier au milieu de la vallée légèrement en pente. Il nous a juste dit avant de partir « La hembra está en el nido y el macho en una rama cercana al nido » …. Autant dire que le moment est idéal et qu’il ne faut pas attendre plus longtemps.
Le doigt sur la bouche pour nous faire comprendre que nous arrivons sur le site de nidification, un trio de becs crochus nous interrompt. On ne va pas non plus louper l’occasion de quelques photos tellement ces oiseaux sont imprévisibles et difficiles à photographier.
Il s’agit de trois Piones à tête noire, une espèce que nous avions vue le premier jour au jardin de San Tadeo sans pouvoir la sortir en photo. Rien n’est jamais perdu en Équateur !
Pione noire
Pionus chalcopterus - Bronze-winged Parrot
Pionus chalcopterus - Bronze-winged Parrot
L'espèce est assez commune dans les forêts et les clairières adjacentes des basses terres et des contreforts, jusqu'à environ 2 500 m d'altitude. On la trouve généralement en petites bandes, le plus souvent en vol mais aussi perchée dans la canopée ou autour des arbres fruitiers. C’est en passant au travers des branches et des feuilles que je tente enfin quelques clichés.
Pendant ce moment le propriétaire de la réserve aperçoit « el macho » sur la branche surveillant sa compagne au nid. Un signe dans la direction du mâle pour nous aider à le localiser et enfin, le magnifique Araçari à bec clair est devant nous.
Araçari à bec clair
Pteroglossus erythropygius - Pale-mandibled Aracari
Pteroglossus erythropygius - Pale-mandibled Aracari
Appartenant au genre des Piciformes, les araçaris font partie de la famille qui regroupe les toucans et toucanets du Nouveau Monde.
Récemment détaché de l’Araçari à collier, il est maintenant considéré comme une espèce monotypique. Commun localement et pourtant menacé par la dégradation de son habitat, les propriétaires peuvent être fiers d’avoir un couple nicheur sur leurs terres !
Récemment détaché de l’Araçari à collier, il est maintenant considéré comme une espèce monotypique. Commun localement et pourtant menacé par la dégradation de son habitat, les propriétaires peuvent être fiers d’avoir un couple nicheur sur leurs terres !
Et puisque qu’il s’agit de notre après-midi de chance, nous partons maintenant vers un autre site de nidification. Même dans un endroit bien dégagé, l’oiseau sait se faire discret. D’abord difficile à photographier depuis le sentier, le propriétaire de la réserve nous attrape par la main pour nous aider à grimper sur la légère pente de la vallée au-dessus de nous, histoire de passer au-dessus de la végétation.
Ibijau gris
Nyctibius griseus - Common Potoo
Nyctibius griseus - Common Potoo
Immobile des heures durant, cet oiseau aux mœurs nocturnes protège sa couvée. Une fois localisé on a du mal à se dire que celui-ci couve son œuf dans le trou de la branche sur laquelle il est posé. Le mâle couve plutôt en journée et la femelle la nuit.
Après ces deux belles découvertes (et même trois) nous partons avec Pierre et notre guide du moment en billebaude à l'intérieur de ses terres.













Commentaires
À chaque publication, tu nous offres des merveilles.
Le Pione noire est joli avec sa queue courte, l'Araçari à bec clair est superbe, je ne pensais pas qu'il faisait son nid dans un trou de l'arbre.
Mais l'Ibijau gris est remarquable ! Couver dans le creux d'une branche, c'est incroyable ! Il n'a pas bougé d'un pouce quand tu l'as photographié.
Tes photos sont comme toujours très belles ;)
Bonne soirée, gros bisous
C'est un bien beau projet mis en oeuvre que celui dont tu nous parles. Comme quoi quand on veut, tout est possible.
Mignon ce Pione noir avec son oeil bordé de rouge.
Je suis fan des photos de l'Araçari dans son nid, excellent.
Quand à l'Ibijau gris, incroyable comme il peut passer inaperçu tant il ressemble au prolongement de la branche.
Merci pour ce moment de découverte.
Gros bisous et bonne journée
Bisous Chris
La Pione est féminin ;-) C'est une perruche, comme les conures d'ailleurs où l'erreur est également commise. Je suis curieuse de savoir pourquoi ?
Tous les toucans, toucanets et donc araçaris se servent d'anciennes loges, tu imagines bien qu'avec leur bec ils auraient du mal à creuser les pauvres :-))
Effectivement, même pendant 15 minutes, pas un mouvement de la part de cet ibijau. C'est incroyable.
Merci pour les photos et gros bisous.
Bonne soirée.
La plus part des créateurs de ces réserves et toutes celles que nous avons visitées, ont bien conscience de l'importance que ça représente. En plus ils aiment les oiseaux !
Chez les piones on parle avec le féminin ;-)
Gros bisous et bonne soirée.
Bonne soirée à toi.
C'est rassurant de savoir que quelque part dans le monde, des personnes font tout pour préserver et conserver des espèces, on pourrait s'en inspirer !!!
Contente pour toi que tu aies pu photographier la pione noir.
Surprenantes ces 2 photos de l' Araçari à bec clair sortant du nid, j'aime beaucoup.
L'Ibijau gris en train de couver au bout d'une branche, c'est vraiment très particulier, il faut vraiment le savoir, une belle découverte pour moi.
Il me faisait penser à un oiseau, j'ai fait des recherches et je lui trouve un petit air d'engoulevent d'Europe.... ça n'engage que moi ;-)
Bises et bonne soirée
Bises
Bonne journée
Il a en effet la même tête que l'engoulevent, bon côté posture il y a bien un océan de différence ;-)
Comme tu dis c'est rassurant et ça fait du bien quand tu vois d'autres comportements !
Bises et bonne soirée. Et merci ;-)
Oui tout à fait, le Cacatoès funèbre, une merveille. L'ibijau se repose également comme ça dans la journée en temps normal, la branche ne possède pas forcément de cavité dans ce cas là.
C'est vrai que c'est merveilleux, et il y a tellement d'autres merveilles ailleurs.
Bises et bonne soirée
Je ne t'oublie pas pour les photos !
Bonne soirée
L'erreur est de le mettre au masculin pour signifier l'oiseau et non la perruche ;)
(Je n'ai pas l'impression que tu reçois mes news ?)
Gros bisous Nath
Gros bisous
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