Notre sortie en mer touche à sa fin, nous disons au revoir aux Otaries à fourrure. Les paysages, immenses, étaient surréalistes. Ces quelques heures nous ont permis d'arrêter le temps et de vivre au rythme de la puissance de la nature.
La jeune et talentueuse capitaine me propose de m'adosser à la cabine. Je savoure cet instant où j'ai la possibilité de rester debout alors que tout le monde ferme les cirés, serre les ceintures de sécurité et prend son mal en patience pour certains. La capitaine file au large, attaquant les vagues comme il se doit tout en cherchant les quelques perles pour satisfaire mon appétit d'oiseaux d'un autre monde. L'autre bateau est déjà sur le retour, loin devant.
Un beau cadeau qu'elle nous fait là, malheureusement le temps se gâte encore. Nous n'aurons pas de pluie, c'est là l'essentiel.
Nous croisons à nouveau un Fou austral. Le même sans doute car nous n'en verrons pas deux à la fois. Comme le Fou de Bassan, le Fou austral est strictement marin. Il erre au-dessus du plateau continental ou des eaux côtières, rarement loin de la terre. Il se reproduit sur des îlots ouverts au large des côtes et dans certains sites continentaux protégés, comme Cape Kidnappers et Muriwai Beach en Nouvelle-Zélande.
Point Danger au Sud-Ouest de Melbourne (à 4heures de voiture quand même) possède sa colonie nicheuse. Un point stratégique pour celui qui souhaite les voir nicher en bord de falaise et si en plus on contacte le bénévole qui s'occupe de la surveillance de la colonie, c'est comme si on les avait dans nos bras.
Malheureusement le temps nous a vraiment manqué sur Melbourne et nous avons du renoncer à nous y rendre. Ce sera bien sûr la priorité si on y remet les pieds.
Il est difficile de se situer au milieu de nulle part. En revanche ce qui est facilement observable c'est que nous entrons dans une zone fréquentée par quelques espèces d'oiseaux de mer. De toutes petites tailles ou d'envergure encore plus grande que nos vautours européens, on est à l'affût de la moindre ombre rasant ou non l'océan.
Quand enfin la capitaine pointe du doigt l'horizon pour me montrer le tant souhaité albatros, le bateau partait en sens inverse. Go, barre à tribord et tant pis pour ceux qui ont encore la tête dans leur sac, un peu de rab n'a jamais tué personne.
Nous voilà partis au cul de ces géants des mers australes. L'envie de rire est très présente quand on entend les Chinois gémir mais trop occupés à pointer l'horizon on les oublie vite. Vagues, éclaboussures, embruns, autant dire que le moment est assez sportif. En plus de quelques photos je garderai de bonnes douleurs aux mollets en souvenir de cet instant.
L'Albatros à cape blanche est le moins pélagique de tous les albatros. Après la saison de reproduction, les adultes restent autour des côtes alors que les jeunes partent en mer durant leurs cinq premières années. On les croise alors dans les TAAF, en Afrique de Sud, à Maurice ou vers l'Argentine et le Chili.
Pour finir nous arrivons vers un banc d'oiseaux, petits et tous noirs, il s'agit de puffins. Impossible à identifier sur le moment on se contente de les observer et on tente les photos, on verra après.
Finalement avec ces clichés, la morphologie des oiseaux me permettra de leur rendre leur identité.
Nous croisons à nouveau un Fou austral. Le même sans doute car nous n'en verrons pas deux à la fois. Comme le Fou de Bassan, le Fou austral est strictement marin. Il erre au-dessus du plateau continental ou des eaux côtières, rarement loin de la terre. Il se reproduit sur des îlots ouverts au large des côtes et dans certains sites continentaux protégés, comme Cape Kidnappers et Muriwai Beach en Nouvelle-Zélande.
Fou austral - Morus serrator - Australasian Gannet
Point Danger au Sud-Ouest de Melbourne (à 4heures de voiture quand même) possède sa colonie nicheuse. Un point stratégique pour celui qui souhaite les voir nicher en bord de falaise et si en plus on contacte le bénévole qui s'occupe de la surveillance de la colonie, c'est comme si on les avait dans nos bras.
Malheureusement le temps nous a vraiment manqué sur Melbourne et nous avons du renoncer à nous y rendre. Ce sera bien sûr la priorité si on y remet les pieds.
Il est difficile de se situer au milieu de nulle part. En revanche ce qui est facilement observable c'est que nous entrons dans une zone fréquentée par quelques espèces d'oiseaux de mer. De toutes petites tailles ou d'envergure encore plus grande que nos vautours européens, on est à l'affût de la moindre ombre rasant ou non l'océan.
Quand enfin la capitaine pointe du doigt l'horizon pour me montrer le tant souhaité albatros, le bateau partait en sens inverse. Go, barre à tribord et tant pis pour ceux qui ont encore la tête dans leur sac, un peu de rab n'a jamais tué personne.
Nous voilà partis au cul de ces géants des mers australes. L'envie de rire est très présente quand on entend les Chinois gémir mais trop occupés à pointer l'horizon on les oublie vite. Vagues, éclaboussures, embruns, autant dire que le moment est assez sportif. En plus de quelques photos je garderai de bonnes douleurs aux mollets en souvenir de cet instant.
Albatros à cape blanche - Thalassarche cauta - Shy Albatros
L'Albatros à cape blanche est le moins pélagique de tous les albatros. Après la saison de reproduction, les adultes restent autour des côtes alors que les jeunes partent en mer durant leurs cinq premières années. On les croise alors dans les TAAF, en Afrique de Sud, à Maurice ou vers l'Argentine et le Chili.
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| Immature |
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| Adulte |
Pour finir nous arrivons vers un banc d'oiseaux, petits et tous noirs, il s'agit de puffins. Impossible à identifier sur le moment on se contente de les observer et on tente les photos, on verra après.
Finalement avec ces clichés, la morphologie des oiseaux me permettra de leur rendre leur identité.
Puffin à bec grêle - Ardenna tenuirostris - Short-tailed Shearwater
Nous rentrons à terre bien accompagnés.
Pour l'océan c'est fini mais la journée ne l'est pas.












Commentaires
Tu as pu faire de belles photos!
Bonne journée
Merci beaucoup pour ce partage.
Belle journée et des bisous tout plein
chatou
quelle bonne idée a eu la Cap'taine ! j'en reviens pas
Merci.
Bises et bonne journée.
Bon, j'aurai pu ne pas l'avoir alors même avec ce temps, le bonheur est là. On peut toujours avoir mieux mais on peut aussi ne rien avoir du tout :-)
Bises et bonne journée.
Fantastic pictures of these wonderful birds.
Great to see them in their flight. Not easy to do, but you have done this so well.
Shots 6 and 7 are so amazing.
Greetings, Marco
Bon, forcément avec ces magnifiques oiseaux marins, je suis en grand Kiff !
Je les aime tous, pas de préférence, chacun à son charme, mais alors, je craque devant ces merveilles d'Albatros. La sixième photo est magnifique ! Ce contraste entre le blanc et le noir, ce "maquillage" de tête qui lui donne ce petit air sévère, cette envergure.... Woawwwww
Un grand merci, je viens de passer un superbe moment sur cette série.
Gros bisous et bonne journée, enfin, fin de journée ;-)
Etant atteinte d'une flemmingite aiguë, et surtout aussi parce que je sais que tu vas me donner la réponse tellement ça doit être évident pour toi ;-).... comment distingues-tu un fou austral d'un fou de bassan ?
Immature et adulte, je prends les deux pour les albatros, je ne m'attendais pas à cette rencontre, ils sont très beaux.
Je ne veux même pas savoir comment tu as identifié ces puffins ;-)
Comme Pascale, je suis scotchée par la photo 6 de l'albatros, si tu en as d'autres, ne te prive surtout pas !
Bises et bonne fin de journée.
Ps: je t'ai répondu sur mon blog.
Quelle belle navigation
Bizz à tous les deux et a bientôt
Les albatros sont de superbes oiseaux, tant par leur physique que par leur mode de vie. Celui ci est bien beau oui, certains le sont encore plus.
Gros bisous :-)
Le Fou de Bassan est le plus grand des 3 fous qui se ressemblent, mais c'est surtout le plus pâle. La couleur abricot est beaucoup moins vive que le Fou austral. Le troisième est le Fou du Cap.
La répartition géographique ne trompe pas non plus. Chacun sa place.
Pour les puffins c'est tout con ;-). D'abord le dessous des ailes même si ici avec le temps gris c'était dur. Ensuite et surtout c'est le seul en vol où les pattes dépassent de la queue pour former une pointe. Regarde l'individu en haut à gauche sur la première photo des puffins.
Malheureusement nous ne verrons plus d'albatros, c'était notre unique sortie en mer en Tasmanie et déjà bien contents d'avoir trouvé celui-ci.
Merci beaucoup et bonne soirée.
Bises.
Hoping that you managed to stay 'fit' and not fall prey to sea-sickness while being out to spot those majestic White-crested Albatros! Quite an adventure. We have been several times to Melbourne but not on the ocean.
Hugs,
Mariette
C'est tellement facile pour toi !
Déjà, tu as eu le plaisir de croiser un albatros, je t'envie.
Bises et bonne soirée
Bizz de nous deux.
elle a été bien sympa cette dame alors que les chinois n'en pouvaient plus .
de belles rencontres , surtout ce magnifique albatros dont on voit bien le noir qui borde ses immenses ailes .
ouais, ouais, j'ai bien regardé dans mon jardin, mais chou blanc......pas d'albatros....avoue que j'ai de quoi être jaloux !!!!
bonne journée, bises, maurice
Bises et bonne semaine.
Et moi.... pas de kangourous 😁
Bises et bon rétablissement.
Bises et bonne soirée
David xo
Quelle rencontre inoubliable ! L'Albatros est un si bel oiseau des mers, les photos sont superbes.
J'ai lu ta réponse à Martine concernant les puffins, j'essaierai de m'en souvenir (j'ai vu ton cliché sur oiseaux net).
Très beau reportage, j'aime te lire ;)
Bonne journée, gros bisous
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